Informations précieuses

Utilisation - Selection - LOF

Face à la multiplication des disciplines et aux adaptations inéluctables de la cynophilie française, les clubs de race doivent s’investir avec exigence et rigueur dans des schémas de sélection intégrant mieux l’utilisation.

Pour la plupart des races, l’utilisation est le fondement de toute sélection : il est parfois utile de rappeler ce qui constitue une réalité historique non pour raviver une énième querelle travail-beauté mais pour faire prendre conscience qu’à l’origine, la justification principale des concours dits de beauté (dont la dénomination varie selon les époques et les espèces) consistait à vérifier l’adéquation d’un modèle à une fonction. Ce n’est pas seulement par souci d’esthétisme qu’on exigeait de bons aplombs mais parce que le panard, le cagneux ou celui qui billarde va se révéler incapable de travailler durablement et risque de ne pas pouvoir être utilisé longtemps. C’est donc un souci d’efficacité qui préside à ces choix et dans cette optique la « beauté » peut être définie comme l’adéquation d’un modèle à une fonction. Cette conception très utilitaire va s’estomper plus ou moins en fonction des races et des espèces, et la notion même d’utilité va évoluer.
 
Deux cheptels
 
Ceci n’est pas spécifique aux races canines. Chez les chevaux de trait par exemple, l’épaule droite exigée autrefois pour pouvoir y poser le collier est loin d’être considérée aujourd’hui comme une qualité. Néanmoins chez les chiens de travail, un certain nombre de pointures pouvaient encore il y a une trentaine d’années figurer honorablement en exposition : c’est quasiment impossible aujourd’hui où la spécialisation a conduit à deux cheptels différents. Le parallèle avec les chevaux est là encore évident et le Pur-Sang Arabe en fournit un exemple jusqu’à la caricature. D’un coté, l’Arabe de course et surtout de course d’endurance où sa suprématie l’a conduit à éliminer tous ses rivaux ; résistant, courageux il donne tout jusqu’au sacrifice sur des dizaines et des dizaines de kilomètres. De l’autre l’Arabe de Show, poudré, lustré, moiré ; une même race, deux mondes…
S’il est parfaitement légitime qu’un juge de conformité au standard n’ait pas comme préoccupation première l’utilisation, encore faut-il avoir conscience que certaines orientations en matière de type peuvent avoir des conséquences dramatiques pour une race. Il y a un quart de siècle le Berger Allemand s’est orienté avec constance et acharnement dans un alourdissement du modèle, rejetant les postérieurs 3 kilomètres en arrière du centre de gravité et accentuant de manière totalement disproportionnée l’aspect trotteur au détriment du galopeur avec, circonstance aggravante, exclusion de ce qui ne rentrait pas dans cette norme. Même si cette aberration du point de vue utilitaire s’est quelque peu infléchie depuis, les dégâts ont été considérables. Inutile d’évoquer le ring qui a cristallisé les rancœurs de manière passionnelle et parfois excessive, en revanche, on parle moins de l’agility et de l’obéissance où les amoureux de la race payent encore le prix de cette politique inepte. Quand on voit des chiens au tonus de loukoum incapables de rassembler une carcasse dont on cherche désespérément le bout, il est vain, en obéissance par exemple, d’envisager aujourd’hui une carrière au plus haut niveau – et encore moins en international – pour de tels sujets, hormis dans les concours « Ecole des Fans » (tout le monde a 10) qui ont caractérisé un temps la discipline.
En l’occurrence, il s’agit moins d’un problème de taille que de construction et de répartition de la masse. Le chien court, tonique, souple est le bienvenu dans toutes les disciplines et ce type de chien existe dans quasiment toutes les races. Encore faut-il qu’il ne soit pas écarté de la sélection. C’est en ce sens que les clubs doivent mieux intégrer les préoccupations des utilisateurs. Il ne s’agit pas d’exclure mais bien au contraire d’additionner pour faire de la diversité une richesse. Agility, cavage, obéissance, pistage, ring, troupeau : contrairement aux idées reçues tout ceci peut parfaitement cohabiter dans une même race, une lignée, une portée, voire même chez un même individu : les exemples ne manquent pas.
Si les clubs français veulent disposer d’un véritable poids dans l’avenir, il est impératif qu’ils s’investissent vraiment dans l’utilisation. Je suis toujours mal à l’aise à la lecture des palmarès annuels de reproducteurs d’élite censés distinguer les meilleurs géniteurs : à côté d’une liste abondante de chiens ayant de brillantes carrières en exposition, je n’ai jamais trouvé dans la plupart des races le moindre nom de grands raceurs de travails pourtant unanimement reconnus par la discipline. Pas de fausse naïveté : la réponse des clubs est imparable, en substance « les utilisateurs n’adhèrent pas et ils sont ingérables ».
 
Il y a évidemment des efforts à faire de part et d’autre mais peut-être les clubs pourraient-ils publier les pères ayant le plus grand nombre de finalistes dans chaque discipline voire un palmarès annuel des chiens comptant le plus grand nombre de descendants direct en Echelon III. Adhérents ou pas, les performances de ces chiens valorisent la race tout entière, et même si ce genre d’information ne remplace pas la fiabilité des indices Génétiques, ce serait déjà un progrès.
 
Programmes spécifiques
 
S’investir dans l’utilisation, c’est aussi s’investir dans des programmes ; non pas dans les programmes officiels qui sont le dénominateur commun accepté par plusieurs races qui n’ont pas toujours les mêmes caractéristiques ni les mêmes intérêts mais ceci ne dispense pas d’avoir « en famille » un niveau d’exigence plus élevé pour servir l’amélioration de la race. Je suis toujours frappé de l’absence de réponse crédible à l’accusation : « Le Ring est taillé sur mesure pour le Malinois » alors que je considère au contraire qu’en matière de sauts – entre autres – la discipline tire actuellement la race vers le bas. Pourquoi ? Parce que les performances n’évoluent pas contrairement à toutes les autres disciplines sportives.
Ceux qui ont la chance de posséder des revues ou des ouvrages de cynophilie de l’immédiat après-guerre ou l’entre-deux-guerres connaissent tous les clichés couleur sépia de « chiens de police » dont on nous indique qu’il n’est pas rare de les voir franchir 5 ou 6 mètres en longueur et plus de 2, 50 m en « escalade » . En diminuant la palissade il y a quelques années, on a apporté une mauvaise réponse à un vrai problème. Je vois en effet toujours le même type de chien s’écraser de la même manière en retombant de 2,30 m. Faudra-t-il descendre jusqu’à 2 m alors qu’il eut probablement été plus judicieux de maintenir 2,50 m mais d’y adjoindre un plan incliné pour la descente ? Je conçois parfaitement qu’il faille un compromis sur les concours officiels pour que toutes les races s’y retrouvent (ce qui n’est déjà pas le cas aujourd’hui) : c’est leur vocation ; mais dans une autre enceinte il est indispensable que les races mettent elles-mêmes en valeur leurs qualités spécifiques, qualités qui doivent être non seulement entretenues mais améliorées.
 
C’est pourquoi je me prends à rêver d’une épreuve annuelle type Challenge Wasels où des concurrents pourraient par exemple annoncer 1, 30 m – 5 m – 2, 50 m etc. Mais ne rêvons pas, même si ce genre de meilleure solution pour faire collectivement progresser une race en ce sens, il s’agirait d’une épreuve d’élevage où, derrière le « performer » on considèrerait surtout le reproducteur potentiel, beaucoup d’utilisateurs préfèreront s’engager à un concours officiel qui leur sera comptabilisé comme pré-sélectif…
C’est sur ce modèle que le Border a construit son succès au troupeau : un programme non officiel qui met en valeur des qualités spécifiques et dont accessoirement les produits vont s’imposer dans d’autres programmes, ceux-là officiels. Il n’y a pas de fatalité, chaque race dans les disciplines qu’elle estime valorisante pour elle pourrait procéder de la sorte. Ainsi le B.A. dont je m’étonne régulièrement auprès de mes amis éleveurs de travail de l’absence de moutons lors de leur rendez-vous annuel, alors que la race a pourtant des qualités à y faire valoir. L’exemple d’Outre-Rhin serait là particulièrement bienvenu : nonobstant la mode et la déferlante Border, la race nationale maintient indéfectiblement son concours et son programme propre, avec une épreuve de garde et de défense du troupeau.
 
Une race est ce qu’on en fait : c’est aux clubs eux-mêmes de se prendre en main. C’est la seule voie d’avenir pour ceux qui veulent vraiment progresser rapidement. Surtout au regard des rigidités qui les entourent. Quand on voit par exemple qu’il aura fallu treize ans pour être débarrassé de ce calamiteux pedigree imposé sans aucune concertation : illisible (je n’ai jamais réussi à entendre un interlocuteur déchiffrer ce document sans se tromper), malcommode et coûteux (impossible à photocopier en entier et ne rentrant pas dans les enveloppes de format standard), bref « l’exception française » dans toute sa splendeur.
 
Aptitudes et Equilibre
 
Des deux piliers qui devraient présider à toute sélection de travail et qui sont l’Aptitude Génétique et l’Equilibre, on privilégie parfois abusivement l’Aptitude au détriment de l’Equilibre. Si à l’échelle d’un accouplement, voire d’une lignée, ce choix quand il est réfléchi, peut se comprendre, en revanche il se justifie nettement moins quand, à l’échelle d’une population entière, on laisse en jachère tout l’aspect Equilibre. De ce point de vue la sélection du Border en France est révélatrice. Globalement on a une population qui se caractérise par l’absence d’homogénéité et de fiabilité dans beaucoup de portées avec des chiens souvent peureux, inabordables voire instables. Cette non sélection sur Equilibre va d’ailleurs commencer à poser problèmes quant à l’exercice même de l’Aptitude Génétique.
C’est d’autant plus regrettable que la race pourrait disposer d’un véritable boulevard dans nos administrations (Sécurité Civile, Douanes, Aéroports, etc.) si elle était stabilisée, et ceci sans sacrifier en rien à l’indispensable aptitude au troupeau matérialisée par la confirmation qui fait sa force. Il n’y a en effet aucun danger, à partir du moment où elle est solidement ancrée à un vrai programme de sélection, à voir une race être représentée dans des disciplines même très éloignées, disciplines qu’on peut considérer comme « sous-produits » sans connotation péjorative. Ceci est une vraie richesse. En effet si on ne peut sélectionner efficacement à un haut niveau que sur une seule aptitude génétique (troupeau, pistage, chasse, mordant, etc.), la plupart de ces aptitudes cohabitent à différents degrés chez quasiment chaque individu. Et pour les éleveurs qui ont la possibilité de le vérifier, ceci constitue un atout et une mine en termes d’enseignements.
Nous reviendrons d’ailleurs prochainement dans ces colonnes sur le travail aux bovins allaitants qui est un développement professionnel de l’utilisation du troupeau. Il exige des qualités spécifiques et présente de nombreuses analogies avec le travail et la sélection au mordant.
Depuis une bonne quinzaine d’années, je teste systématiquement toutes mes malinoises au troupeau, évitant délibérément de « singer » le Border en recherchant d’emblée une position midi automatique, mais plutôt leur volonté et leur capacité à conserver un lot groupé, ce qui me paraît bien plus intéressant et significatif pour la race. A l’inverse, je teste tous mes Borders au mordant ; et ce que j’attends du jeune chien en prise dans un chiffon ou au boudin, c’est exclusivement de la confiance et donc de l’équilibre : absence totale d’agressivité (pas d’aboiement ni de grognement ni de ronflement) chez un chien à l’aise partout et avec n’importe qui.
 
Des pistes de réflexion
 
En manifestant plus d’intérêt pour l’utilisation, les clubs pourraient également servir de cadre d’échanges et de réflexion, notamment sur le volet génétique. Car au travers des programmes des différentes disciplines, les éleveurs cherchent à déceler un certain nombre de qualités chez d’éventuels reproducteurs – citons pêle-mêle performances physiques, facilité d’adaptation, initiative, résistance au stress du dressage, etc. – sur lesquelles ils vont rajouter d’autres exigences, par exemples : longévité, type, prolificité, etc. Mais quid des recettes pour accoupler ?
Ainsi des trois types d’accouplement possibles : Outcrossing (croisement des géniteurs n’ayant rien en commun), Linebreeding (croisement des géniteurs à l’intérieur d’une lignée) et Inbreeding (consanguinité), le dernier est celui qui fait progresser le plus rapidement mais conduit à prendre le plus de risques. Tous les grands éleveurs le savent, la consanguinité est un allié précieux pour fixer certains traits, néanmoins les dégâts sont considérables si on ne prend pas certaines précautions. Cela vérifie toutes choses égales par ailleurs, l’adage des éleveurs normands quand ils croisaient leurs juments avec du Pur-Sang « un bon Pur-Sang fait gagner vingt ans, un mauvais en fait perdre trente ! »
C’est à l’intérieur même de la race que l’on doit évoquer de tels sujets, en tirant les enseignements de ce qui se fait. Il n’est pas normal par exemple que dans une gestion moderne de cheptel les éleveurs ne puissent pas disposer d’informations objectives sur un étalon qui effectue plus de cent saillies.
On n’en est pas encore aux indices Génétiques qui seraient d’un secours précieux mais peut-être pourrait-on, en attendant, mettre en valeur les femelles grâce à deux notions non usitées en cynophilie et empruntées l’une aux chevaux de sport – la notion de père de mères – et l’autre à la sélection bovine – la notion de mère à taureaux -. On voit aisément la transposition qui pourrait être faite et l’usage pour les éleveurs ou ceux que le « papier » intéresse.
Dans une société où les termes de « sélection » ou « élite » sont de plus en plus considérés comme des gros mots, l’adhérent de base qui va faire tranquillement chaque dimanche son parcours d’obéissance peut avoir l’impression que ce débat est bien loin de ses préoccupations.
 
Et pourtant, pour pouvoir fournir avec régularité un produit de qualité fait pour monsieur tout le monde, il faut pouvoir disposer de reproducteurs fiables, sélectionnés de manière rigoureuse, voire impitoyable. Et ceci doit se faire dans le cadre des clubs de race.
Alors seulement l’utilisation aura pleinement retrouvé sa fonction, son usage et sa crédibilité.
 
Son blog : boxer.over-blog.fr                     Jean Piacentino

Le prix du chien LOF

par Mélanie Boissonnet (Articles), lundi 25 février 2013, 22:55

Texte paru dans caniscoop

Vous envisagez d’acheter un chiot et vous avez envie qu’il soit inscrit au LOF, vous contactez des éleveurs pour vous renseigner et bien sûr, à un moment donné, vous demandez le prix du chiot ….

 Et c’est souvent là que les éleveurs ont le plus de réflexions…. c’est cher !!! Vous vous faites un max de « tunes » !!! J’en trouve un pour moitié prix sur les petites annonces... !!! Ou encore… si je ne prends pas le LOF, vous me faites 50% de réduction sur le prix ? …. J’en passe et des meilleures….

Pourquoi un chiot inscrit au LOF est-il à ce prix ?

 Il y a beaucoup de choses qui rentrent en compte dans le prix de vente d’un chiot, je vais essayer d’en faire une liste la plus complète possible….

Dans un premier temps, pour élever des chiots, il vous faut des reproducteurs:

Pour les femelles :

-Soit on fait l’acquisition d’un chiot et on le laisse grandir, sachant que pendant au moins 2 ans elles vont manger, avoir besoin de soins vétérinaires, etc … cela a un coût, ce n’est pas gratuit pour l’éleveur. 

-Soit on achète une « lice », une chienne déjà adulte prête à reproduire, dans ce cas-là, les prix sont élevés pouvant aller à des 3 000-4 000 euros, voire plus selon la race.

-Soit on va faire saillir ses chiennes en « extérieur », c’est à dire que l’on n’a pas le mâle à l’élevage. Là aussi cela coûte cher, de 300 euros à parfois plus de 1000 pour certaines races, et là aussi, l’éleveur, on ne lui en fait pas cadeau, il paye. Au prix de la saillie, s'ajoute le coût du déplacement : et oui, le mâle ne vient pas tout seul à l’élevage, c’est le propriétaire de la femelle qui se déplace, parfois des nuitées à l’hôtel… donc à rajouter sur le coût de production d’un chiot…

 

Pour les mâles, plusieurs solutions aussi :

 

-Soit un chiot que l’on élève, donc nourri-soigné en sachant que, tant qu’il n’est pas confirmé, il ne peut reproduire des chiots LOF (pas avant l'âge d'un an pour la confirmation d'un mâle).

 

-Soit on achète un chien adulte, mais là aussi cela coûte cher.

 

Donc vous avez le mâle et la femelle c’est bien mais cela ne suffit pas encore pour bien faire les choses ….

 

Il vous faut encore confirmer vos reproducteurs, passage obligatoire pour que les chiots puissent être inscrits à leur tour au LOF. De plus, vous vous devez de valoriser votre élevage en faisant des expositions ou des concours de travail, les inscriptions sont payantes, entre 30 et 80 euros l’inscription pour un chien, (imaginez quand vous en présentez 4 ou 5…) en fonction de l’importance du concours, sans compter le déplacement, les concours ne sont pas toujours à côté de la maison, c’est souvent plusieurs centaines de kms que l’éleveur fait pour « sortir » ses chiens comme on dit dans le milieu, plus des nuitées à l’hôtel si le concours est sur 2 ou 3 jours… et je vais vous dire un scoop quand il va dans une station essence, et bien il le paye son plein, de même quand il va sur l’autoroute ou quand il doit changer de voiture à cause des kms parcourus…..

 

Vous avez vos chiens, ils sont confirmés et ont fait plusieurs concours, c’est bien, mais pas encore fini….

 

Il y a l’indentification ADN, les dépistages des maladies génétiques à faire pour être sûr que vos chiens ne transmettront pas de maladies héréditaires à leur descendance, comme la dysplasie, les tares oculaires ou encore les cardiopathies. Là encore, l’éleveur paie au vétérinaire les examens faits à ses reproducteurs, cela a aussi un coût. Puis il doit faire lire les résultats de façon officielle, une fois de plus il doit faire un chèque qui va bien à l’organisme habilité par son club de race pour la lecture. Et si l’éleveur a la mauvaise surprise de recevoir de mauvais résultats pour ses reproducteurs, il a passé 2 ans et a investi de l’argent pour rien et doit recommencer à zéro.

 

Bon l’éleveur a ses reproducteurs, ils sont confirmés et dépistés, il fait la saillie…

 

Vous rajoutez le suivi de la gestation de la mère chez le veto (pré mat, échographie, radio), une alimentation adaptée, l’achat du matériel, comme une caisse de mise bas, une lampe pour chauffer le nid, etc. Pour tout ça il doit payer les factures, on ne lui donne pas gratuitement ce dont il a besoin.

 

Arrive la naissance, il faut être aux côtés de la chienne, quand tout se passe bien ça va, mais s’il y a des problèmes ; re vétérinaire pour une césarienne par exemple là encore l’éleveur paie….

 

Si la chienne est trop faible ou n’a pas assez de lait pour nourrir ses petits, il faut l’aider, y passer beaucoup de temps.

 

Vient le sevrage… ça mange les petits et pas n’importe quoi, encore un budget à prévoir sans compter les vaccinations, les identifications, le vermifuge, etc.

 

Ajoutons encore le prix de l’électricité pour chauffer le nid ou faire tourner la machine à laver, de l’eau pour laver par terre plusieurs fois par jour la nurserie, les produits de lavage, des produits veto divers pour les soins quotidiens, les alèses pour le nid, etc.

 

Il faut aussi tenir compte que certaines races de chiens sont difficiles à la reproduction, donc utilisation d’inséminations artificielles, césarienne presque obligatoire, nombre de chiots très réduit, (1 ou 2).

 

Venons-en à la « paperasserie », les déclarations de saillie, de portée, l’inscription des chiots au LOF…. toujours avec un petit chèque qui va bien….

 

Un éleveur pro et déclaré paie également ses charges sociales à la MSA, tout comme un épicier est assujetti et paie l’URSSAF.

 

J’ajoute aussi le « service plus » si je peux m’exprimer ainsi, vous avez un problème avec le chiot ? L'éleveur passe du temps à vous répondre, vous recevoir, vous conseiller, à vous aider, etc.

 

J’ai oublié de compter le temps que l’éleveur passe au travail, et oui les chiennes ne mettent pas bas aux heures de bureau…. quasiment jamais de vacances, comment partir avec 6 ou 8 chiens ou plus ? Ce qui met souvent le tarif horaire de l’éleveur à moins de 5 euros….

 

Vous accepteriez, vous de travailler 7j/7 sans vacances pour moins de 5 euros de l’heure ?

 

Moi NON !!!

 

Un petit calcul rapide, prenons une portée de westie soit 5 chiots avec de la chance, vous pensez : 5 x 1200 = 6000 euros… Oublions les charges, sachant qu’entre la saillie et la vente du chiot à l’âge légal de 8 semaines, il se passe 4 mois, 6000 : 4 = 1500 euros brut par mois, il vous reste maintenant à déduire toutes les charges précédemment citées… Et oui…

 

Voilà plus ou moins les grandes lignes qui fixent le prix d’un chiot inscrit au LOF, alors trouvez-vous toujours aussi scandaleux de payer un chiot berger allemand 700 euros ? Ou un chiot boxer 1000 ? Ou un westie 1200 ?

 

Je ne suis pas éleveur, et je n’ai que des chiens LOF, (voir l’article: « pourquoi acheter un chien LOF »), je n’ai jamais discuté le prix d’un chiot car je sais le travail que représente une naissance.

 

Quand vous discuterez de l’achat de votre futur chiot, gardez en mémoire que son prix est dû à un coût de production et non pas à une envie de l’éleveur de se faire un max d’argent pour vivre la grande vie.

 

Bien sûr que l’on trouve des chiens « type » x ou y bien moins chers, mais comment sont-ils nés ? Posez-vous les bonnes questions, est-ce-que les parents sont dépistés ? Si j’ai un problème, est-ce que la personne répondra présente ? Est-ce que je ne vais pas cautionner le trafic de chien ? Il faut savoir qu’en non LOF, il n’y a aucune garantie, pas de vices rédhibitoires.

 

Quelques astuces pour acheter son chien…

 

Pour savoir si le prix que l’on vous annonce est correct ou pas, prenez la peine de téléphoner au club de race et de demander la fourchette de prix pour un chiot.

 

Par exemple un chiot berger allemand c’est entre 700 et 1000 euros en moyenne, selon ses origines, un éleveur qui vous proposerait un chiot à 1500 euros ce serait pour moi abusif.

 

Il faut aussi tenir compte de la race, certaines races difficiles à faire se reproduire, ou rares, (peu de naissances par an ou peu de reproducteurs en France, donc saillie à l’étranger ce qui augmente les frais), peuvent voir le prix de leurs chiots aller à plus de 1000 euros, c’est pour cette raison qu’il est important de prendre l’information sur le prix au cas par cas, selon la race voulue.

 

Mieux vaut attendre un peu d’avoir les moyens de s’offrir le chien dont on rêve plutôt que d’aller chercher le chiot chez un marchand de chiens au risque de rencontrer de gros problèmes par la suite, frais vétérinaires supplémentaires parce que les géniteurs n’ont pas été dépistés par exemple, ce qui au final vous coûtera beaucoup plus cher que le chien inscrit au LOF né dans un bon élevage.

 

Ne pas rester fixé sur une idée trop précise de son futur chiot, par exemple il arrive malgré le travail de sélection des éleveurs sérieux, d’avoir dans leurs portées des chiens non conformes, donc non confirmables, un boxer blanc par exemple ou un mâle monorchide, le plus souvent l’éleveur le place en diminuant le prix du chiot ou en prenant en charge l’opération de castration à 12 mois, ce qui peut être une solution si l’on veut un chien de bonne qualité pour son plaisir, le fait que le boxer soit blanc par exemple ne fait pas de lui un « sous-produit », un « produit » de mauvaise qualité, c’est juste que cette couleur n’est pas reconnue dans le standard officiel.

 

Ne pas hésiter à partir sur un chiot plus grand, 6-7 mois ou un jeune adulte, souvent les éleveurs gardent sur leurs productions, une fois que le chien a grandi, s’il ne correspond pas à ce que l’éleveur veut pour sa sélection d’élevage, en général il replace le chien, avec souvent un prix adapté, là encore une piste pour s’offrir un chien de bonne qualité. Un éleveur qui ne garde pas un chien de 12 mois ne veut pas dire que le chien est mauvais, mais qu’il ne correspond pas à ce que l’éleveur cherche pour ses reproducteurs, par contre il peut faire un chien de compagnie hors pair.

 

En conclusion ….

 

Gardez en mémoire ce que vous venez de lire avant de dire à un éleveur passionné par son travail qu’il se fait un max de « fric » sur le dos de ses chiennes. Je vois plus souvent des éleveurs sérieux avoir moins que le RMI ou RSA pour vivre, que des éleveurs sérieux rouler en Porsche Cayenne…

Un Club Canin, Une Association Canine

par Claudine Boudon Fortier (Articles), mardi 1 janvier 2013, 15:26

 

Pour moi, un Club Canin ou une Association, c'est une association de passionnés au départ, de passionnés du chien, des gens, de leur diversité.

 

C'est d'abord une association de copains qui ont cet esprit d'entraide, d'ouverture d'esprit pour apporter, chacun à son niveau ses connaissances, ses compétences, ses attentes, ses techniques tout en restant ouverts aux autres, même et surtout les débutants.

 

C'est la curiosité d'apprendre, d'apporter sa pierre à un édifice toujours perfectible, d'apporter ses connaissances et permettre ainsi à tous ceux qui le désirent d'avancer, de grandir, voire et surtout de dépasser leurs "professeurs".

 

Pour moi ce genre d'association de passionnés, de maîtres et de chiens, d'équipe en fait, ce n'est pas la vrai vie où on se bouffe la gueule à coup de jalousie, où on croit toujours être meilleur que l'autre, où l'on garde jalousement des "secrets", où l'on regarde les autres avec crainte, la crainte que "l'autre" ne le dépasse.

 

Si un club/une Asso était (ou devenait) la vraie vie, je n'y adhèrerai tout simplement pas, ou plus du tout.

 

La fierté d'un club, d'une Asso,  ce doit être la fierté de ses passionnés, de ses membres fondateurs, de ceux-là qui n'auront pour paiement que le plaisir d'être dépassés ou d'avoir aidé à se faire dépasser, mais aussi de ceux qui y entrent dans ce club.

 

Ça ne se fait pas sans aide, chacun comme il le peut, comme il le souhaite, met la main à la pâte, et chacun respecte l'autre sans chercher à lui nuire ni à le critiquer dans ses méthodes devant les autres.

 

C'est si simple de se parler sans prendre le monde à témoin, comme c'est simple parler dans le dos des autres.

 

Parce que justement on partage tous une passion et c'est pas un challenge à celui qui fera mieux que l'autre en gardant des cartes dans sa manche, en truquant le jeu, c'est un challenge en acceptant que l'autre soit plus fort en lui ayant donné toutes les cartes, et en en étant fier.

 

Lorsque l'un de nous propose ses services, on ne le regarde pas comme s'il commettait un crime de lèse-majesté mais plus comme une aide à avancer, à faire avancer, ensemble.

 

Il n'y a personne qui détienne la science, personne, chaque science est respectable, et la science elle-même évolue.

 

Pour avancer on pose des questions, on regarde, on explique, on tente de comprendre, on aide,c'est pas la vraie vie, c'est un partage de passion, c'est une confrontation de compétences, à tous niveaux.

 

Et si je ne devais aimer un club, une Asso qu'une année, ou deux, ou trois, je l'aimerai à fond, totalement, sans demander de retour, et puis je partirai, ailleurs, vers cet ailleurs où ce n'est pas la Vraie Vie de compétition acharnée pour écraser l'autre, où ce ne sera pas la vraie vie de jalousie, de bâtons dans les roues, de rabaissement.

  

Il y a une pensée de Pascal qui m'est chère et que nous devrions tous apprendre à appliquer :

 

''Quand on veut reprendre avec utilité, et montrer à un autre qu’il se trompe, il faut observer par quel coté il envisage la chose, car elle est vraie ordinairement de ce coté là, et lui avouer cette vérité, mais lui faire découvrir le coté par où elle est fausse. Il se contente de cela, car il voit qu’il ne se trompait pas, et qu’il manquait seulement à voir tous les cotés ; or on ne se fâche pas de ne pas tout voir, mais on ne veut s’être trompé ; et peut-être que cela vient de ce que naturellement l’homme ne peut tout voir, et de ce que naturellement il ne se peut tromper dans le coté qu’il envisage ; comme les appréhensions des sens sont toujours vraies.

 Blaise Pascal

 

A ceux qui connaissent ces chiens, ils savent la raison de cette image.

Etre citoyen c'est aussi ça :

Nous sommes respectueux des autres, montrons le en connaissant certains codes humains et chiens.

Codes

Apprendre à connaitre son chien

signaux-d-apaisement.png

 

signaux-d-apaisement-chien.jpg

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Date de dernière mise à jour : 24/01/2016